Je cui cui cui je gazouillis.
Je remplis remplis le ciel avec mon bruit.
À vol d'oizelle.
Je tire la langue des oiseaux.
À tir d'ailes.
Je chante leurs mots.
Une oizelle c'est belle, un oiseau c'est beau.
Si c'est celui qui dit qui l'est, alors elle le dit et elle l'est: notre personnage est une oizelle, même si seules les notes qu'elle égraine s'envolent dans les airs, parce que l'on est bien qui l'on veut, et ce cabaret des oizelles et des oiseaux s'en veut être la preuve. Cet animal, symbole de liberté, dont la langue nous échappe autant qu'elle nous fascine, devient ici le prétexte à piailler en langue des oiseaux que tout est possible, dans un monde ou trop souvent on nous met des bâtons dans les plumes, dans un monde ou trop souvent on veut nous clouer le bec. Rions, dansons, avant que la bise...